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Le Geai paré des plumes du Paon

Livre IV, 9

Un Paon muait : un Geai prit son plumage;

Puis après se l'accommoda;

Puis parmi d'autres Paons tout fier se panada,

Croyant être un beau personnage.

Quelqu'un le reconnut: il se vit bafoué,

Berné, sifflé, moqué, joué,

Et par Messieurs les Paons plumé d'étrange sorte;
Même vers ses pareils s'étant réfugié,

Il fut par eux mis à la porte.


Il est assez de geais à deux pieds comme lui,
Qui se parent souvent des dépouilles d'autrui,

Et que l'on nomme plagiaires.

Je m'en tais, et ne veux leur causer nul ennui:

Ce ne sont pas là mes affaires.